1. Se documenter et se former.
Avant de vous acheter votre première ruche, il va vous falloir potasser. Parmi tous les manuels possibles, on nous conseille Le Traité Rustica de l’apiculture. « Il est simple et facile à comprendre », note Alain Gagnet, président du Rucher école du cheminot de Montluçon. « Mais l’idéal est de passer par une formation, c’est presque indispensable », continue-t-il.
Les ruchers écoles et les magasins spécialisés proposent des cours tout au long de l’année. Au Rucher école du cheminot, par exemple, les séances ont lieu un samedi par mois : le nettoyage du rucher en janvier, la détection de varroas (un parasite destructeur) en avril, le marquage des reines en juin, une démonstration de récolte en juillet…
2. Trouver le bon terrain.
Que ce soit en ville ou à la campagne, il faut tout d’abord s’informer auprès de sa mairie de la distance réglementaire à respecter pour installer sa colonie. Une information utile pour éviter des conflits avec son voisin qui pourrait être piqué au vif de voir une rampe de lancement d’abeilles dans son jardin…
Il faut éviter les zones humides, les courants d’air et privilégier les endroits ensoleillés voisins d’un environnement mellifère. « Il faut s’installer dans des endroits où existe une diversité dans les arbres et la végétation », affirme l’apiculteur Michel Moreau, du Rucher école du cheminot. Il dresse une liste non exhaustive de végétaux idoines : les pissenlits et les trèfles des prairies, les ronces et les aubépines des haies, les noisetiers, les acacias, les tilleuls, les châtaigniers, les chênes… « L’abeille butine dans les trois kilomètres autour de la ruche », précise-t-il.
3. Préférer les abeilles locales.
Pour créer sa colonie, on peut trouver des abeilles auprès d’apiculteurs, d’associations ou de commerces. Le Rucher école du cheminot déconseille de céder aux sirènes des races étrangères. « Il vaut mieux privilégier les espèces locales, comme l’abeille noire de pays, qui se sont adaptées à notre environnement », affirme Michel Moreau.
4. Prévoir un investissement la première année.
Les apiculteurs du Rucher école du cheminot affirment qu’il faut sortir de sa poche entre 400 et 650 euros quand on commence. « L’investissement est variable selon la qualité du matériel », indique Michel Moreau. Il comprend la protection de l’apiculteur – « il faut mettre le paquet et ne pas acheter de la babiole » –, les ruches et les essaims, le petit outillage, et de quoi extraire et conditionner le miel.
Sur cette dernière dépense, la mutualisation est conseillée. « Comme c’est du matériel qui ne sert qu’une fois par an, la solidarité des apiculteurs reste la meilleure solution », remarque Michel Moreau. On peut trouver ce matériel dans les jardineries ou les magasins spécialisés. Au Rucher, on opte pour les seconds. « C’est moins cher et on nous propose des conseils. »
5. Ménager ses voisins.
C’est tout bête, mais les apiculteurs du Rucher école du cheminot conseillent la bonne entente avec ses voisins, pour déminer de potentiels conflits. « Il faut donner quelques pots de miel, partager sa passion pour les abeilles. Cela peut être l’occasion aussi de conseiller d’éviter l’utilisation des produits phytosanitaires », explique Michel Moreau.
